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	<title>Archives des Industrie - زوايا ميادين | Mayadin Columns</title>
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	<title>Archives des Industrie - زوايا ميادين | Mayadin Columns</title>
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		<title>Afrique : pourquoi l&#8217;industrie pharmaceutique est à investir</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 16:38:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En Afrique, plus de 80 % des médicaments sont importés, essentiellement d'Inde et de Chine pour les génériques et auprès des grands laboratoires internationaux pour les médicaments sous licence. Le matériel médical, les masques, les tests, les protections, sont aussi importés, bien souvent d'Asie. </p>
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<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:22px">CONSTAT. La pandémie du Covid-19 a exposé les faiblesses pharmaceutiques du continent. Elle a aussi mis en évidence sa forte dépendance vis-à-vis de l&#8217;extérieur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="660" height="381" src="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/11/21013841lpw.jpg" alt="" class="wp-image-2186" srcset="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/11/21013841lpw.jpg 660w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/11/21013841lpw-300x173.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p style="font-size:18px">En Afrique, plus de 80 % des médicaments sont importés, essentiellement d&#8217;Inde et de Chine pour les génériques et auprès des grands laboratoires internationaux pour les médicaments sous licence. Le matériel médical, les masques, les tests, les protections, sont aussi importés, bien souvent d&#8217;Asie. Autant dire que le Covid-19 a agi comme un révélateur. À l&#8217;exception de quelques pays qui ont développé une véritable industrie pharmaceutique, comme l&#8217;Afrique du Sud, le Maroc, la Tunisie ou l&#8217;Égypte, lesquels couvrent entre 70 % et 80 % de leurs besoins, pour les autres pays du continent, les fabricants de médicaments se comptent sur les doigts.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Le Covid-19 révélateur de faiblesses</strong></h3>



<p style="font-size:18px">Sur le terrain, les industries pharmaceutiques locales ont été prises dans la tempête Covid. Difficile, voire impossible, de s&#8217;approvisionner en matières premières fabriquées en Asie. «&nbsp;Toute la production mondiale de principes actifs destinés à la médecine a été bouleversée. En tant que client en bout de chaîne en Afrique, nous avons rencontré beaucoup de perturbations logistiques dues à un très net ralentissement des transports maritimes et aériens. Dans le même temps, nous avons observé une très forte augmentation des coûts de transport&nbsp;», constate Mehdi Sellami. Intervenant début novembre&nbsp;2020 à Paris lors du 1<sup>er</sup>&nbsp;Forum Afrique Demain, rencontre virtuelle consacrée à la responsabilité sociétale de l&#8217;entreprise (RSE) autour du thème «&nbsp;Après la crise sanitaire, quelle RSE dans le domaine de la santé en Afrique&nbsp;?&nbsp;», ce vice-président et directeur scientifique de Galpharma, un laboratoire de production de génériques en Tunisie, a indiqué combien l&#8217;effet Covid a aussi été ressenti au niveau des pharmacies. «&nbsp;Avec la peur de la contamination, les consultations ont diminué tout comme les prescriptions de médicaments. À part les patients souffrant de maladie chronique qui ont fait un stock de deux à trois mois, pour les autres traitements liés aux maladies aiguës, infectieuses, comme la grippe, ou inflammatoires, les ventes ont chuté&nbsp;», a-t-il indiqué.</p>



<p style="font-size:18px">Au Cameroun, les perturbations ont aussi fortement impacté les unités de production de génériques, condamnant certaines à l&#8217;arrêt. «&nbsp;Quand le Covid est arrivé, nous étions en train de passer des commandes. Les prix ont flambé de près de 40&nbsp;%, d&#8217;un seul coup, même ceux que nous avions déjà négociés&nbsp;!&nbsp;» a commenté Gisèle Etamé Loé. Avec Mehdi Sellami, cette directrice générale de GeneMark, société qui produit des médicaments génériques, notamment des sirops destinés aux enfants, a participé en novembre dernier au Forum virtuel Afrique Demain initié par le cabinet Afrique RSE, l&#8217;association Santé en entreprise (SEE), la plateforme d&#8217;engagement B4GH et le magazine&nbsp;<em>Dirigeantes</em>.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading">Une dépendance flagrante</h3>



<p style="font-size:18px">Dans le sillon de ces déclarations, il y a cependant lieu de constater que la pandémie n&#8217;a fait que révéler des faiblesses existantes. La production locale peine à se faire une place dans un marché alimenté à 70&nbsp;% par les importations étrangères. Même en Tunisie, où l&#8217;industrie locale est bien structurée, «&nbsp;nous sommes très dépendants des pays étrangers, que ce soit pour l&#8217;approvisionnement en matières premières, l&#8217;importation de biens industriels et le contrôle qualité des médicaments. Cela augmente les charges d&#8217;exploitation, allonge les délais d&#8217;approvisionnement et, évidemment, il faut une main-d&#8217;œuvre qualifiée pour faire tourner ces équipements qui viennent de l&#8217;étranger&nbsp;», a précisé Mehdi Sellami. Le continent africain n&#8217;est pas seul dans cette situation. L&#8217;Europe, et en particulier la France, a bien vite mesuré sa dépendance extérieure quand il s&#8217;agissait de se fournir en masques, en principes actifs pour les tests et en matières premières pour fabriquer les médicaments, au plus fort de la pandémie.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Les faux médicaments, un réel problème</strong></h3>



<p style="font-size:18px">En revanche, la vente de faux médicaments est bien un mal qui affecte principalement l&#8217;Afrique. «&nbsp;Ceux qui n&#8217;ont pas les moyens se tournent vers le marché parallèle pour acheter un médicament non contrôlé, qui est au mieux inefficace, au pire dangereux. Ce marché du médicament contrefait représente près de 60&nbsp;% des médicaments consommés en Afrique&nbsp;», s&#8217;est alarmé Mehdi Sellami.</p>



<p style="font-size:18px">De son côté, Prosper Hiag, président du laboratoire de fabrication Africure Cameroun et président du&nbsp;conseil de l&#8217;Ordre national des pharmaciens, a insisté sur la nécessité de traiter ce problème de manière globale&nbsp;: «&nbsp;Vous pouvez avoir des politiques de lutte contre les faux médicaments dans votre pays, si votre voisin produit des faux, que pouvez-vous faire&nbsp;? Rien. Ce problème doit être reconnu comme une priorité de santé publique. Tant qu&#8217;il n&#8217;y a pas de couverture santé universelle, que voulez-vous que les gens fassent&nbsp;! Quand ils n&#8217;ont pas les moyens, ils vont chercher les solutions autour d&#8217;eux. Et ce sont malheureusement de mauvaises solutions. En Tunisie, il n&#8217;y a pas de faux médicaments ou très peu. Il y a des industries pharmaceutiques locales et la sécurité sociale. Voilà ce qu&#8217;il faut réunir pour tacler cette histoire de faux médicaments qui nous empoisonnent, qui empoisonnent les populations et qui tuent l&#8217;industrie dans nos pays.&nbsp;»</p>



<p style="font-size:18px">«&nbsp;Au Cameroun, le projet d&#8217;assurance maladie pour tous est en discussion… depuis plus de 20&nbsp;ans. On espère cette fois-ci qu&#8217;il va aboutir&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;a ajouté Gisèle Etamé Loé, qui ne cache pas les difficultés à venir&nbsp;: «&nbsp;Lutter contre les faux médicaments, c&#8217;est aussi s&#8217;attaquer à de gros marchés, de gros volumes d&#8217;argent qui circulent et un grand nombre de personnes impliquées, un trafic qui relève du crime organisé&nbsp;». La lutte contre les médicaments de rue nécessite l&#8217;implication politique, mais aussi des moyens. Et Prosper Hiag d&#8217;imaginer la mise sur pied d&#8217;un fonds de solidarité international.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Un défi&nbsp;: booster l&#8217;industrie pharmaceutique</strong></h3>



<p style="font-size:18px">«&nbsp;Le plus important est la protection du marché. On ne peut pas produire du paracétamol et avoir une cinquantaine de références de paracétamol qui rentrent dans le pays&nbsp;», s&#8217;est désolé Prosper Hiag. L&#8217;appui de l&#8217;État est indispensable, d&#8217;autant qu&#8217;il représente la plus grande part du marché des médicaments. Si les appels d&#8217;offres publics doivent être en priorité adressées à l&#8217;industrie locale, il semble aussi évident que les commandes passées soient honorées dans des délais raisonnables. «&nbsp;Le problème de la solvabilité est réel. J&#8217;ai des paiements [en attente] de plus de trois ans&nbsp;», a ainsi témoigné Gisèle Etamé Loé.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Douanes, une étape à rendre plus intelligible</strong></h3>



<p style="font-size:18px">Au Cameroun, les acteurs pharmaceutiques critiquent sévèrement les douanes. Alors que la fiscalité douanière est censée favoriser cette industrie, les difficultés s&#8217;amoncellent. «&nbsp;Au niveau des intrants, en principe exonérés de droits de douane, c&#8217;est toujours un casse-tête. Certains excipients sont communs à toutes les industries, comme le sucre ou les amidons. Le douanier va rétorquer qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un intrant pharmaceutique. Il faut alors courir à la direction des douanes pour obtenir une exonération par liste&nbsp;», a poursuivi Gisèle Etamé. «&nbsp;Certaines administrations se comportent encore comme des braqueurs, je veux parler en particulier de la douane&nbsp;», a tempêté Prosper Hiag. «&nbsp;Au Cameroun, il existe des mesures spécifiques et des tarifs préférentiels (énergie, eau, électricité) pour les entreprises stratégiques, les entreprises pharmaceutiques devraient être alignées. Nous en avons fait la demande, cela va peut-être passer en loi de finances cette année&nbsp;», s&#8217;est félicité Gisèle Etamé Loé.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"><strong>Parmi les obstacles en Afrique&nbsp;: le morcellement du marché</strong></h3>



<p style="font-size:18px">Le développement des laboratoires africains se heurte aussi au morcellement des marchés. «&nbsp;Nous devons aller vers une agence africaine du médicament. Cela permettra de développer le commerce du médicament en Afrique, d&#8217;harmoniser les procédures, les réglementations et les standards. Ce travail a été entamé&nbsp;», a expliqué Prosper Hiag.</p>



<p style="font-size:18px">Et Mehdi Sellami de proposer&nbsp;: «&nbsp;Nous devons nous focaliser sur une stratégie post-Covid. Il faut engager des réformes et une stratégie sur le long terme, pour les différents pays africains. On note deux extrêmes, au sud et au nord du continent, l&#8217;industrie pharmaceutique est assez développée, alors que, pour le reste du continent, les pays sont concentrés sur la distribution. Cette situation détermine les priorités. Pour les pays comme la Tunisie, le mot d&#8217;ordre est l&#8217;innovation. Nous fabriquons déjà tous les médicaments de base et nous couvrons 70&nbsp;% de notre marché, mais seulement 50&nbsp;% du marché en chiffre d&#8217;affaires, car le générique coûte moins cher. Nous devons nous tourner vers les médicaments qui ne sont pas encore maîtrisés, issus de la biotechnologie comme l&#8217;insuline, ou bien les médicaments de niche comme ceux qui traitent les maladies orphelines. Pour les pays où l&#8217;industrie pharmaceutique est débutante, la priorité reste la formation d&#8217;une main-d&#8217;œuvre de qualité, avec, par exemple, des partenariats public-privé, des universités ou des consultants étrangers.&nbsp;»</p>



<p style="font-size:18px">Ce flot d&#8217;explications illustre l&#8217;importance des efforts qui restent à fournir pour le secteur pharmaceutique. Il y a en effet lieu de prendre conscience, avec l&#8217;alarme qu&#8217;a constituée la pandémie du Covid-19, qu&#8217;il fait partie des grands chantiers que les politiques africains doivent engager avec détermination et méthode. </p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:18px"><em>Par </em><a href="https://www.lepoint.fr/journalistes-du-point/sylvie-rantrua">Sylvie Rantrua</a> &#8211; <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-pourquoi-l-industrie-pharmaceutique-est-a-investir-24-11-2020-2402417_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lepoint.fr</a></p>
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		<title>Bâtis sur l’électricité, les géants industriels du XXe siècle cèdent la place aux nouveaux conglomérats construits sur le numérique</title>
		<link>https://opinions-mayadin.com/batis-sur-lelectricite-les-geants-industriels-du-xxe-siecle-cedent-la-place-aux-nouveaux-conglomerats-construits-sur-le-numerique/1691/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 20:05:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Siemens vient d’introduire en Bourse sa division énergie, à l’origine de l’entreprise en 1866. En cela, l’entreprise munichoise, comme General Electric, Alstom ou Alcatel, suit le mouvement de fragmentation des grands groupes de la révolution industrielle du XXe siècle..</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="688" height="413" src="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/7fe78dd.jpg" alt="" class="wp-image-1692" srcset="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/7fe78dd.jpg 688w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/7fe78dd-300x180.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure>



<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-medium-font-size">Siemens vient d’introduire en Bourse sa division énergie, à l’origine de l’entreprise en 1866. En cela, l’entreprise munichoise, comme General Electric, Alstom ou Alcatel, suit le mouvement de fragmentation des grands groupes de la révolution industrielle du XXe siècle..</p>



<p style="font-size:17px">Un empire électrique se débranche. Avec constance, Siemens, premier employeur privé d’Allemagne, poursuit son entreprise de démantèlement. Ce lundi 28&nbsp;septembre, la firme a introduit en Bourse sa division énergie, celle-là même qui fut à l’origine de l’entreprise, quand Werner Siemens inventa la dynamo en&nbsp;1866. Une entité de près de 30&nbsp;milliards d’euros de chiffre d’affaires et 91&nbsp;000&nbsp;employés.</p>



<p style="font-size:17px">Mais l’entreprise munichoise n’est plus à ça près. Depuis 2000 et la vente de sa division de puces électroniques, Siemens s’est délesté de ses téléphones, de ses réseaux télécoms, de ses ampoules, de ses machines à laver, de son informatique, de sa santé… Il ne lui reste plus aujourd’hui que ses spécialités industrielles, dans les moteurs et l’automatisation, ainsi que son activité ferroviaire, dont elle voulait se débarrasser par un mariage avec le français Alstom, mais qui a été bloqué par la Commission européenne.</p>



<h2 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading">Nouveaux conglomérats</h2>



<p style="font-size:17px">Si spectaculaire que puisse apparaître cette cure d’amaigrissement, elle n’est pas un cas isolé. Siemens est même plutôt l’un des derniers résistants occidentaux à la fragmentation des grands conglomérats électriques qui dans tous les grands pays du monde ont constitué la colonne vertébrale de la révolution industrielle du XX<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Philips s’est réinventé un avenir dans la santé, et la Compagnie générale d’électricité française n’est plus qu’un très vague souvenir.</p>



<p style="font-size:17px">Beaucoup de ses enfants, comme Alcatel ou Alstom, ont disparu, à l’exception de la branche ferroviaire d’Alstom. General Electric, aux Etats-Unis, enchaîne ventes et plans sociaux, y compris dans sa filiale française, l’ex-Alstom Energie. Progressivement, chacun se replie sur un leadership mondial : l’automatisation industrielle pour Siemens, les trains pour Alstom, l’aéronautique pour General Electric.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="688" height="413" src="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/7fe78dd.jpg" alt="" class="wp-image-1692" srcset="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/7fe78dd.jpg 688w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/7fe78dd-300x180.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:17px"><strong>Par Philippe Escande &#8211; <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/29/batis-sur-l-electricite-les-geants-industriels-du-xxe-siecle-cedent-la-place-aux-nouveaux-conglomerats-construits-sur-le-numerique_6054033_3234.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lemonde.fr</a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://opinions-mayadin.com/batis-sur-lelectricite-les-geants-industriels-du-xxe-siecle-cedent-la-place-aux-nouveaux-conglomerats-construits-sur-le-numerique/1691/">Bâtis sur l’électricité, les géants industriels du XXe siècle cèdent la place aux nouveaux conglomérats construits sur le numérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://opinions-mayadin.com">زوايا ميادين | Mayadin Columns</a>.</p>
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		<title>L&#8217;industrie du plastique devrait continuer à prospérer</title>
		<link>https://opinions-mayadin.com/lindustrie-du-plastique-devrait-continuer-a-prosperer/1340/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2020 15:03:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les interdictions se multiplient contre les pailles, les sacs ou les emballages à usages unique, et les Etats semblent toujours plus nombreux à agir pour une diminution des déchets plastiques. Pourtant, les grandes entreprises du secteur pétrochimique, elles, continuent d’augmenter leur capacité de production.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1341" srcset="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1024x576.jpg 1024w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-300x169.jpg 300w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-768x432.jpg 768w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-drop-cap has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:24px">Les interdictions se multiplient contre les pailles, les sacs ou les emballages à usages unique, et les Etats semblent toujours plus nombreux à agir pour une diminution des déchets plastiques. Pourtant, les grandes entreprises du secteur pétrochimique, elles, continuent d’augmenter leur capacité de production.</p>



<p class="has-normal-font-size"><a href="https://carbontracker.org/oil-industry-betting-future-on-shaky-plastics-as-world-battles-waste/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une étude publiée vendredi par le think tank londonien Carbon Tracker</a>&nbsp;souligne &#8220;le pari risqué&#8221; du secteur pétrolier en ce qui concerne le plastique.</p>



<p class="has-normal-font-size">D&#8217;après le groupe de réflexion basé à Londres, les secteurs du pétrole et de la pétrochimie continueraient de miser énormément sur une croissance future de l&#8217;industrie du plastique.</p>



<p class="has-normal-font-size">Interviewé dans Tout un monde, Ed Vaughan, co-auteur de ce rapport, estime que ces investissements vont à contre-courant et pourraient se traduire par des pertes massives: &#8220;Il y a des risques que ces projections ne se concrétisent pas comme prévu, parce que tout le monde est en train de basculer vers une économique circulaire du plastique.&#8221;</p>



<p class="has-normal-font-size">Et de préciser: &#8220;la principale conséquence, à notre avis, c&#8217;est que 400 milliards de dollars d&#8217;actifs dans la pétrochimie pourraient se retrouver sans débouchés si l&#8217;industrie continue de faire comme si rien n&#8217;allait changer&#8221;.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading">Un rapport décrit comme militant</h3>



<p class="has-normal-font-size">Le constat n&#8217;est toutefois pas partagé par de nombreux experts. Pour Francis Perrin, chercheur à l&#8217;IRIS et spécialiste du pétrole, il ne faudrait pas prendre ses désirs pour des réalités. Selon lui, ce rapport souffre d&#8217;un certain caractère militant et d&#8217;une vision un peu trop centrée sur ce qu&#8217;il se passe en Europe.</p>



<p class="has-normal-font-size">&#8220;C&#8217;est bien que l&#8217;Union européenne veuille bannir l&#8217;usage du plastique unique et développer le recyclage. Mais l&#8217;Union européenne, c&#8217;est un peu moins de 500 millions d&#8217;habitants sur près de 8 milliards de personnes. Et puis, il ne faut jamais oublier qu&#8217;il y aura 2 milliards d&#8217;humains en plus d&#8217;ici 2050&#8221;.</p>



<p class="has-normal-font-size">Et d&#8217;ajouter: &#8220;Rappelons un ordre de grandeur essentiel pour comprendre certaines réalités. En Inde, on estime que la consommation de plastique par habitant est de l&#8217;ordre de 10 kilos par an. Au Canada ou en Corée du Sud, c&#8217;est 100 kilos. On voit bien le potentiel de croissance qu&#8217;il y a pendant encore un certain temps dans les pays en développement et les pays émergents&#8221;.</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading">&#8220;Sans contraintes, pas de réduction&#8221;</h3>



<p class="has-normal-font-size">Le chercheur de l&#8217;IRIS n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas le seul à prendre les conclusions de Carbon Tracker avec des pincettes. Mathieu Auzanneau dirige le think tank français The Shift Project, qui travaille à la mise en oeuvre d&#8217;une transition écologique. Il n&#8217;est lui non plus pas surpris que les pétroliers continuent à miser sur le plastique.</p>



<p class="has-normal-font-size">&#8220;L&#8217;hypothèse de Carbon Tracker, c&#8217;est de dire qu&#8217;on va faire en Europe ce qu&#8217;on n&#8217;a jamais fait ni en Europe, ni ailleurs dans le monde, à savoir mettre en place la thérapie souhaitée et réduire nos besoins pétroliers de manière générale et en plastique en particulier. Mais à partir du moment où vous ne mettez pas de contraintes sur le renouvellement des appareils électroniques, des téléphones ou des voitures, il n&#8217;y a pas de raison de penser que vous aurez une réduction des besoins en plastique.&#8221;</p>



<h3 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading">Une croissance rapide à venir</h3>



<p class="has-normal-font-size">Pour les analystes du secteur, les changements de paradigme que l’on peut observer en Europe sont donc insuffisants pour prédire la fin prochaine du plastique. Bien au contraire, estime Francis Perrin.</p>



<p class="has-normal-font-size">&#8220;Les plastiques en particulier et la pétrochimie en général pourraient, parmi les débouchés du pétrole, être celui qui connaîtra la croissance la plus rapide d&#8217;ici au milieu de ce siècle. On estime que d&#8217;ici 2050, la pétrochimie pourra absorber environ 20 millions de barils de pétrole par jour, contre 12 à 13 millions actuellement.&#8221;</p>



<p class="has-normal-font-size">Alors même si le carburant des camions, des avions et des bateaux devrait continuer à absorber la plus grande part de la production de pétrole dans le monde, le plastique pourrait bel et bien devenir le premier relais de croissance de cette industrie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-1343" srcset="https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1-1024x576.jpg 1024w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1-300x169.jpg 300w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1-768x432.jpg 768w, https://opinions-mayadin.com/wp-content/uploads/2020/09/11578408-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color" style="font-size:18px">Par Rinny Gremaud</p>
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